C'est rassurant!
Article:
Le Japon face à la menace militaire chinoise
|
Le Japon voit avec une anxiété croissante la montée en puissance de la Chine dans les domaines de la défense et de l’espace. Les risques d’un conflit armé dans la région, l’archipel devenant la cible d’attaques chinoises, sont pris très au sérieux au sommet de l’Etat japonais. Ainsi, dès son arrivée au pouvoir en décembre 2002, Junichiro Koizumi a demandé au ministère de la Défense l’élaboration d’un plan contenant une stratégie militaire pour défendre l’archipel contre toute tentative hégémonique de la Chine.
Les risques d’un conflit régional sont apparus depuis que les contentieux sino-japonais se sont multipliés. Aujourd’hui, les relations entre Tokyo et Pékin sont au plus bas en raison de conflits territoriaux, de la rivalité entre les deux superpuissances de l’Asie dans leur course aux ressources énergétiques en mer de Chine et, surtout, en raison du renouveau de leurs querelles historiques. Un exemple: les déclarations du Premier ministre chinois ce lundi devant des hommes d’affaires nippons invitant les Japonais à étudier l’Histoire. Wen Jiabao faisait référence à l’incapacité de Tokyo de se repentir de ses agissements en Chine pendant la deuxième guerre mondiale. Cette polémique avait rebondi au début de l’année avec l’adoption par les écoles nippones de nouveaux manuels d’histoire qui exonèrent l’armée impériale japonaise d’une partie des crimes commis en Asie de 1931 à 1945.
Les Chinois ne pardonnent pas non plus les visites du Premier ministre japonais au sanctuaire shintoïste de Yasukuni où sont inhumés 14 criminels de guerre japonais.
Les difficiles relations entre le Japon et la Chine sont aujourd’hui au cœur de la politique étrangère de Junichiro Koizumi. Lors de son discours de politique générale à la Diète il a affirmé sa volonté de «construire une relation amicale et tournée vers l’avenir en renforçant la coopération dans de vastes domaines avec les voisins asiatiques du Japon». Mais pour rétablir la confiance il devra faire un geste fort envers la Chine: renoncer, par exemple, à ses visites au sanctuaire de Yasukuni. Pour un nationaliste fervent comme le Premier ministre japonais, ce geste coûtera très cher. Mais c’est le prix à payer pour briser l’actuelle spirale de tensions et de menaces en mer de Chine orientale.| Any Bourrier |
| Article publié le 27/09/2005 |
| Dernière mise à jour le 27/09/2005 à 08:30 (heure de Paris) |



1 commentaires:
rebonjour!
j'ai un peu parcouru ton site que je trouve tres interessant...tu parles de pb politiques tout en déconnant entre 2 articles...j'aime bien...mais au fait tu es francaise qui habite au japon c çà?
Enregistrer un commentaire
Abonnement Publier les commentaires [Atom]
<< Accueil